Libéralisation des poids et volumes des formats d’emballage
Depuis le 11 avril 2009, le coup d’œil ne suffit plus pour apprécier le poids de ce
r tains produits préemballés. Finis les formats règlementés, place au libre conditionnement.
Tout ceci ne va pas rendre les courses plus faciles et il va falloir être attentif aux no uveaux poids des produits qui nous sont proposés.
r tains produits préemballés. Finis les formats règlementés, place au libre conditionnement.Tout ceci ne va pas rendre les courses plus faciles et il va falloir être attentif aux no uveaux poids des produits qui nous sont proposés.
Jusqu’à présent, les fabricants devaient respecter les quantités nominales pour de nombreux produits alimentaires (les eaux minérales, le sucre, les pâtes etc.) mais aussi pour les produits d’entretien (les produits cosmétiques, les peintures, les produits de lavage etc.).
Les formats intermédiaires étaient admis uniquement dans le cadre de ventes promotionnelles visant à offrir au consommateur une quantité supplémentaire de produit à titre gratuit.
Les plaquettes de beurre ne pouvaient donc être vendues que dans des formats de 125, 250 ou 500 gr.
Désormais, avec cette nouvelle réglementation, il sera possible de trouver du beurre dans des emballages de 160, 275 ou 400 gr.
Cette modification résulte d’un arrêté ministériel du 8 octobre 2008 qui est venu supprimer l’obligation de fixer des standards de poids pour certains produits préemballés, à l’exception toutefois des vins et spiritueux pour lesquels les formats existants sont maintenus.
Désormais, la normalisation des quantités de produits n’est plus obligatoire. Les fabricants sont libres de choisir le poids ou le volume à utiliser pour vendre leurs produits. Il n’est plus possible d’interdire la commercialisation dans des formats qui sortiraient des standards habituels.
Et le consommateur dans tout ça ??
L’indication de poids et de mesure figurait déjà sur les produits mais bien souvent (voir tout le temps) elle était inscrite en caractères minuscules sur les étiquettes. Afin d’améliorer la protection des consommateurs, il est impératif que ces indications sur l’étiquetage des produits de consommation soient plus faciles à lire et plus visibles.
Cette mention "en caractère très apparent" est devenue indispensable aujourd’hui car c’est le seul repère de comparaison stable entre plusieurs produits.
Pour s’y retrouver, on ne peut plus se fier uniquement au prix des paquets mais on va devoir systématiquement se référer aux prix au litre ou au kilo et même aller jusqu’à vérifier l’exactitude du calcul du prix affiché.
Au nom d’une concurrence réputée bénéfique pour les consommateurs, la Commission européenne a mis en place une mesure qui en fait risque de les pénaliser en compliquant leurs achats au quotidien. En effet, on peut craindre que cette libéralisation ne permette une fois de plus aux professionnels d’augmenter les prix de façon cachée en réduisant les quantités mais en maintenant les prix. Fin mars 2009, le magazine 60 millions de consommateurs avait déjà pointé du doigt la pratique des emballages "familiaux" ou "éco" qui en réalité étaient plus chers que les produits en taille standard.
Donc, soyez attentif à ces nouveaux formats et pensez à vous reporter au prix au litre/kilo avant d’acheter le produit afin d’évaluer et comparer les prix en fonction de la quantité achetée et de faire jouer la concurrence. Toutes absences et anomalies d’affichage des prix doivent être signalées à la Direction Départementale de la Concurrence et de la Consommation.
Source: Marine Terreygeol de Conso.net (juin 2009)















